Maraîchage, Plantes et Arboriculture: Productions végétales

Agnès Kindt
Maraîchère à Houplines

Depuis une dizaine d’années, les productions végétales attirent de nouveaux profils, souvent issus de reconversions professionnelles.

Le métier de maraîcher bio sur petite surface semble plus facile d’accès que l’élevage ou les grandes cultures aux personnes non issues du milieu agricole, en raison de son plus faible besoin en surface et investissements financiers. C’est un métier passion, très physique, pour lequel il ne faut pas compter ses heures pour en  tirer un revenu. Il répond à une demande croissante en produits sains et de qualité auprès des consommateurs. C’est également un secteur créateur d’emplois saisonniers, d’agent de cultures légumières ou d’ouvrier maraîcher.

La filière des plantes à Parfum, aromatiques et médicinales, quant à elle, se décline en plusieurs secteurs d’activité, très variés: herboristerie, compléments alimentaires, cosmétiques, parfums et arômes, phytothérapie, etc. En amont de la filière: des producteurs cultivent, cueillent et transforment leurs produits. En Belgique comme en France, très peu de cultures locales ont subsisté, si ce n’est des petites structures  difficilement viables en activité principale. En aval, l’herboristerie est reconnue en Belgique, alors qu’en France, depuis 1988 il est interdit de commercialiser des plantes avec des préconisations de santé sans diplôme de pharmacien ou médecin.

Pour finir, si l’arboriculture est une culture relativement difficile d’accès pour s’installer de façon indépendante, elle offre tous les ans d’importantes opportunités d’emplois saisonniers.

Notre offre et son originalité 

De nombreuses aides structurelles et formatives jalonnent déjà le parcours pour s’installer en tant que producteurs, notamment comme maraîcher ou arboriculteur. EAL2 vient compléter cette offre en proposant des formations pour renforcer la durabilité de ces activités, faciliter la création d’emploi sur ces fermes et créer des ponts des deux côtés de la frontière.

EAL2 souhaite notamment outiller les futur producteurs et ouvriers de ce secteur autour de la question de la durabilité/viabilité humaine, économique et environnementale de l’activité: auto-construction d’outils et souveraineté technologique, réduction des déchets, conditionnement, techniques de production agroécologiques, choix variétaux adaptés à notre climat local, etc.

Le projet vise également à faciliter l’emploi saisonnier entre plusieurs secteurs de productions végétales ayant des besoins à des moments différents (maraîchage, arboriculture, petits fruits, productions horticoles), mais aussi en formant les demandeurs d’emplois à des activités complémentaires à la production: conditionnement, transformation des légumes, groupement de l’offre entre plusieurs producteurs, …

Riches d’échanges avec des professionnels déjà en activité, de visites de terrain, d’immersions et de sessions d’intelligence collective, les formations que nous proposons permettront à la fois d’acquérir des nouvelles compétences, mais également un réseau local sur lequel s’appuyer pour la suite de votre activité professionnelle.

Formations pour ce métier

Rendre mon projet dans le secteur alimentaire viable et durable

novembre 2 @ 09:00décembre 16 @ 17:00

ObjectifsProgramme et ContenuModalités pédagogiquesPublic viséPrérequisInformations pratiquesInscription Vous souhaitez donner un coup de boost à votre projet entrepreneurial dans le secteur alimentaire ? Amener de la résilience, de la viabilité et de […]

Continue reading “Rendre mon projet dans le secteur alimentaire viable et durable”

Formations complémentaires

Ils témoignent de leurs expériences

Avant j’étais éducateur et animateur socio-culturel. Puis j’ai changé pour le maraîchage. J’ai suivi le parcours d’aide à l’installation, je me suis formé avec un bouquin de jardinage, suivi des formations organisées par les structures régionales, j’ai été saisonnier, associé dans une ferme et j’ai testé mon projet en couveuse d’entreprise. L’échange avec les maraîchers m’a permis d’apprendre sur le tas. Ce que je regrette c’est de ne pas m’être installé à mon compte 10 ans plus tôt! Une ferme c’est long à mettre en place, plus jeune on a plus de force physique et le temps de voir son entreprise devenir rentable. Je trouve qu’en général, dans les formations on ne laisse pas assez la place à l’initiative spontanée, pour permettre d’avancer en se posant des questions petit à petit.

En s’installant en 1980, on pensait que c’était fou de s’installer en agriculture alors qu’on avait un diplôme. A l’époque les agriculteurs étaient peu formés. Entre temps, la formation agricole s’est développée. On passe beaucoup de temps à former les nouveaux salariés qu’on accueille: les attentes de chacun, la vie d’équipe, etc. Pour nous chaque salarié est important, on souhaite qu’il aime son travail, le comprenne, soit responsable et comprenne que chacun dépends de l’autre. La ferme a le souhait de s’améliorer continuellement: en bio, il y a toujours à inventer des choses, par exemple se ré-approprier les outils de recherche et production des variétés produites. Entendre des collègue Belges, Hollandais ou autres c’est toujours intéressant !

Ressources supplémentaires

En Belgique:

En France:

Vous cherchez un
emploi dans ce métier ?

Trouvez des
formations innovantes

Trouvez des
formations innovantes

Avec le soutien du Fonds européen de développement régional

L’impression de papier consomme des ressources. N’imprimez ces pages que si nécessaire !

Octopix + WP = <3